Appendices
Collection Littérature Urbaine

“ZONEAPOLIS”
     
 

ZONEAPOLIS d'Émile Dajan

Illustrations de Georges BOULARD 

Le 2 mai marque la sortie de ZONEAPOLIS, deuxième livre de la collection « Littérature urbaine ». L'association Appendices vous convie à deux soirées organisées autour de cet ouvrage: Le 14 mai à Ganges et le 1er juin à L'INSTANT T (Nîmes) à partir de 20h: « Jamais sans mon supermarché ». Émile DAJAN, auteur de l'ouvrage, vous présentera à travers une lecture originale et bien sentie, le fameux chevalier anagramme OKAR DE FOURCHAN. Aussi, une notice d’outillages nécessaire pour procéder au démontage (partiel) d’un centre commercial standard (40000 m2) sera fournie gratuitement à chaque participant. Venez nombreux !


« Lorsque deux gars qui ont atteint

l'âge d'homme se retrouvent à la terrasse

d'un café, que les deux mêmes

gars ont fait des emplettes dans des

magasins de prêt-à-porter un jour de

soldes, qu'ils ont dans leurs sacs respectifs

un bouquin du même Jean-Patrick

Manchette, on peut croire que

ces deux gars étaient faits pour se rencontrer

ce jour-là, à ce moment-là, on

peut facilement imaginer qu'ils ont une

idée en tête, qu'ils sont parfaitement

organisés, qu'ils appartiennent à une

organisation, que cette organisation

est parfaitement inoffensive... » 

 

 

 

 Ouvrage N & B, 112 p., illustré, ISBN: 978-2-918102-04-5. 5 € 


  


 
Littérature Urbaine
     
 

 

PRÉSENTATION DE LA COLLECTION

Par « Littérature urbaine », nous entendons un champ d’écritures – narratives et/ou poétiques – imprégné d’« urbanité » dans ses styles littéraires mais aussi dans son mode d’inspiration, de conception, de fabrication, de diffusion, d’utilisation jusqu’à son mode de lecture. Cette vision comme un concept vient du constat que nos modes de vie, aussi variés soient-ils, sont principalement « urbains » car liés très directement à l’organisation humaine qu’est la Ville. Notre rapport à celle-ci dans ce que nous sommes et la façon dont nous le sommes est à ce point intrinsèque (ou l’est devenu) qu’il est indépendant de nos lieux de vie ou de travail. De notre mode alimentaire aux mythes qui nous traversent, nous sommes « urbanisés », colonisés par la Ville, non seulement comme un espace physique mais surtout comme une compilation de schémas mentaux organisés. Elle est présente dans nos distractions, nos musiques, nos rapports aux autres, nos rythmes, nos outils de communication, nos langages. En quelque sorte nous sommes la Ville, ou plutôt la portons en nous et la transmettons, la reproduisons dans ce que nous créons. Lorsque nous occupons des espaces ruraux nous continuons de fonctionner selon ses règles et ses objectifs. Quel que soit le lieu de notre habitat n’entrave en rien ce phénomène. Nous connaissons, constatons, fréquentons, pratiquons ou luttons contre la pollution, l’exclusion, la solitude, les ghettos, les inégalités, le désespoir, le stress, les clivages. Nous connaissons cet « écosystème », en faisons partie, que nous le voulions ou pas. Notre société est, de plus en plus, urbaine.

 

Les repères, les codes, les cadences, les lieux névralgiques, les métissages, les rues nous sont familiers et nous appartiennent. Nous connaissons et développons les astuces, les structures, les opportunités, les lieux libérés, les espaces de paroles, les techniques d’adaptation et de survie. Pourtant nous ne sommes pas toujours les habitants de la Ville en tant que simple territoire… mais nous parlons ses dialectes, pensons, souffrons, espérons et créons par et comme elle. Nous sommes ses enfants plus ou moins bien traités, plus ou moins oubliés, et, en tant que tels, oscillons entre fascination et dégoût pour elle.

 

Ce projet donc, de “Littérature urbaine”, part d’une volonté de réappropriation de la ville par la littérature et vice versa : mettre la rue dans des livres et des livres dans la rue. Il n’y a rien de prétentieux dans ce dessein, bien au contraire la modestie de nos ambitions et de nos moyens fait partie de notre arsenal, il s’agit plutôt de revendiquer une légitimité à (ré)investir et à mêler ces deux espaces. Il s’agit d’un acte symbolique de reprise en main par la base (au sens inverse d’élite) d’un morceau de son cadre de vie et de sa culture mais surtout d’une forte incitation à s’inspirer de – à copier, reproduire, réinventer – cette démarche dans tous les domaines, dans tous les espaces. Littérature Urbaine est une manifestation, sûrement imparfaite – maladroite peut-être –, de la volonté de “nous appartenir” dans un univers où nous sommes dépossédés de nos espaces, de nos décisions, de nos cultures, de nous-mêmes par des formats imposés et des stratégies marchandes, de contrôle, d’uniformisation, de calibrage. C’est partir d’un constat sans complaisance ni cynisme, pour mettre en pratique de façon lucide, à notre échelle, pour le plaisir et pour le principe, ce que nous prônons.

 

Anthony Buendía

 

Si vous êtes intéressés, vous pouvez nous envoyer vos manuscrits à l'adresse suivante :

Appendices, 22 rue Nationale – 30000 Nîmes 

 

Le mois de Janvier marque l'ouverture de notre nouvelle collection "Littérature urbaine" qui vient élargir notre champ d'expérimentations à celui de la littérature dans sa déclinaison la plus urbaine.

Pour ce premier ouvrage intitulé "A PYTHAGORE", Emmanuel BALNY nous fait partager sa vision crue et sensible de ce que sont devenus des hommes et femmes vivant dans ce que la ville a de plus beau et de plus triste, quand les histoires personnelles viennent révéler au monde la cruauté de la grande Histoire. En 6 textes courts, illustrés par AUREL, un tableau est dressé, lyrique et sordide, goudronné et ouvert, beau et terrible. La démonstration est là.

A l'occasion de la sortie du premier livre de la collection "Littérature urbaine", l'association Appendices  a organisé un concert Rock avec "LES CHIENS NOIRS DU MEXIQUE" (Rock Français Montpellier) + "LET'S FUCK" (Rock Transe Montpellier), le Samedi 17 Janvier au Haddock Café.

 

 

Ouvrage N&B, 66 p., illustré, ISBN: 978-2-918102-01-4. 4 €

http://www.myspace.com/litteraturesurbaines

 Vidéo de la lecture d'une des nouvelles : "A Pythagore"